L’histoire de la rivière et des nuages

 

Voici une histoire racontée par Thich Nhat Hanh dans son livre  : « Il n’y a ni mort ni peur ».

Pour tous ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Thich Nhat Hanh est un moine bouddhiste vietnamien militant pour la paix. Il a lutté pacifiquement pendant la guerre du Vietnam et a apporté son aide aux boat peole dans les années 70. Aujourd’hui,  il dirige une branche du bouddhisme zen qui prône la pleine conscience de l’être. Il a créé le village des pruniers dans le Lot et Garonne où il vous est possible de faire des retraites, que vous soyez initié ou non au bouddhisme .

Dans cette histoire hautement symbolique, nous sommes la rivière, les nuages symbolisent quant à eux, tous les objets extérieurs, les autres  êtres humains, les êtres vivants, les objets, l’argent, le pouvoir, le bonheur….

Je vous souhaite une excellente lecture, n’hésitez pas à laisser un commentaire au bas de l’article.

 

la rivière et les nuages.001Au début, ce n’était qu’un petit ruisseau provenant d’une source de montagne. Il était très jeune et impétueux et voulait atteindre la mer aussi vite que possible. Il ne savait pas demeurer en paix dans le moment présent.

Il était pressé parce qu’il était jeune.

Il se mit à dévaler la montagne pour atteindre la plaine et se transforma en rivière.
Une fois devenu rivière, il dut aller moins vite, ce qui l’énervait parce qu’il craignait de ne jamais arriver à la mer.

 
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Mais comme il était obligé d’aller plus doucement, ses eaux sont devenues plus tranquilles. Sa surface s’est mise à refléter les nuages dans le ciel, des nuages roses, blancs, argentés. Il y a tant de formes merveilleuses.

Toute la journée, il suivait les nuages.

Il commença à s’attacher à eux et à souffrir, parce que les nuages étaient impermanents.
Ils se laissaient porter par le vent, abandonnant la rivière à son cours.

Quelle souffrance pour la rivière !

Elle était très triste que les nuages ne restent pas avec elle alors qu’elle voulait tellement s’y accrocher.
Un jour, un vent d’orage balaya tous les nuages.
La voûte céleste était d’un bleu très clair, totalement vide.

La rivière était désespérée.

Elle n’avait plus de nuage à suivre.
Cette vaste étendue bleue mit le coeur de la rivière au désespoir.
« A quoi bon vivre sans nuages ?
A quoi bon vivre sans mes bien-aimés ? »

Toute la nuit, elle pleura.

Cette nuit là, la rivière s’entendit pleurer.
Le son de ses pleurs était le son de ses propres vagues sur la rive.


Quand elle revint à elle et entendit ses pleurs, elle comprit quelques chose de merveilleux.
Elle réalisa que sa nature était aussi la nature du nuage. Elle était le nuage.Les nuages étaient présents dans les tréfonds de son être.
Tout comme la rivière, le nuage avait son essence dans l’eau.
Le nuage était fait d’eau.

Alors, se dit la rivière, à quoi bon courir après le nuage ?
Cela n’a de sens que si je ne suis pas le nuage.

Grâce à cette nuit de solitude et de désespoir absolus, la rivière a pu se réveiller et voir qu’elle était aussi le nuage.
Ce matin là, le bleu du ciel qui lui avait procuré un tel sentiment de solitude lui apparu désormais comme quelque chose de nouveau et de merveilleux, de clair et de rayonnant. Maintenant le ciel était toujours là pour la rivière, jour et nuit.Elle n’était plus jamais seule et se sentait calme et détendue. Elle n’avait jamais ressenti une telle paix.

Cette après midi-là, quand les nuages sont revenus, la rivière n’était plus attachée à un nuage en particulier. Elle ne considérait plus un nuage comme étant son nuage à elle. Elle souriait à tous les nuages qui passaient. Elle éprouvait la joie de l’équanimité. Elle n’aimait pas un nuage plus qu’un autre et n’avait d’aversion pour aucun . Elle pouvait apprécier la présence de chaque nuage dans le ciel et le refléter dans ses eaux. Quand un nuage la quittait, la rivière disait « au revoir,à bientôt » et elle se sentait très légère dans son coeur. Elle savait que le nuage allait lui revenir une fois transformer en pluie ou en neige.


Quand nous courons après un objet et que nous essayons de le saisir, nous souffrons. Et quand il n’y a rien après quoi courir, nous souffrons aussi. Si vous avez été une rivière, si vous avez couru après les nuages, si vous avez pleuré et si vous avez souffert de la solitude, sachez que ce que vous avez cherché à toujours été là : C’est vous, vous-même !
Vous êtes ce que vous voulez devenir. Pourquoi chercher plus loin ? Vous êtes une manifestation merveilleuse. Tout l’univers a fait en sorte que votre expérience soit possible. Il n’y a rien qui ne soit vous. Le royaume de Dieu, la terre pure, le nirvana (quel que soit le nom que vous lui donné), le bonheur et la libération sont en vous.

Ce texte est extrait du livre : Il n’y a ni mort ni peur – Thich Nhat Hanh

Je vous souhaite bonne route à tous.
N’attendez pas que le bonheur vienne à vous, travaillez-y dès aujourd’hui !

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Site de conférences de développement personnel gratuit :
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Sandrine vp__
Par Sandrine Van Parys
Rédactrice pour Ressources & Actualisation

LOPTIMISTE

Pour vous accompagner
dans votre cheminement personnel
Ma Campagne
16000 Angoulême
sandrine@loptimiste.org

Comments

  1. Merci pour tout, belle leçon !

  2. MARTIN Ghislaine says:

    Je suis cette rivière, je me suis retrouvé dans cette histoire. c’est très beau, merci.

  3. C ‘est tellement beau nous sommes tous cette rivière .Merci pour cette merveilleuse histoire qui me fait tellement de bien. Je voulais vous dire ,Dieu vous Aime beaucoup vous avez une très belle intelligence merci

  4. Vraiment je suis soulagé je sen ke tout, c’est moi

  5. Merci!

  6. Je viens de decouvrir cette belle histoire merci

  7. Très belle histoire, qui va m’inspirer pour la suite.

  8. J ai bien aimer le texte sa nous fais réfléchir .merci

  9. C’est une belle histoire toutefois je ne suis pas soulagée. Je ne me sens pas comme la rivière une partie d’un tout et vice versa.
    Je me sens tres seule tres souvent. A d’autres moments ce n’est pas le cas.
    Je m’oublie par et grâce à tout ce qui existe autour de moi.
    Cela me distrait.
    Je ne vois pas comment je passe d’un état d’esprit à l’autre.
    Tout ce que je sais c’est que je ne contrôle rien.

    • Actuellement et depuis visiblement un certain temps c’est votre état d’esprit Lydie.
      Mais tout finit toujours par passer.
      On peut être maître de sa vie. c’est en réalité toujours le cas, mais vous ne le ressentez pas et cela pose problème parce que lorsqu’on pense ne pas avoir la maîtrise de sa propre vie on est comme une feuille portée par le vent, on ne choisit pas la direction dans laquelle on va!
      La méditation et le développement personnel peuvent vraiment vous aider.
      Voici un lien :
      http://res-act.fr/presmethodesvp
      C’est la méthode que j’ai utilisée et qui m’a vraiment énormément aidé.
      Bonne continuité Lydie, à très bientôt j’espère

    • je me sens également dans cet état en ce moment mais je sais que meme si on n en a pas conscience les choses ne sont pas figées.

      Il suffit parfois de peu pour que notre vision des choses change et tout part de là mais c est sur que ce n est pas facile,j en fais actuellement l experience.

      Je vous souhaite beaucoup de courage.

  10. Magnifque comme toujours.

    MERCI

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