Je sais aimer et souffrir, et toi, comment aimes-tu ?

Voici une lettre écrite par Georges Sand à son amant, Pietro Pagello.

Outre le fait que ce texte est magnifiquement écrit, j’avais envie de le partager avec vous parce que Georges Sand y évoque toutes les questions que nous pouvons nous poser lorsque nous sommes amoureux et on y devine toutes les douleurs et angoisses qui y sont liées.

« Je sais aimer et souffrir, et toi, comment aimes-tu ? » demande-t-elle ?

Et vous cher lecteur, comment aimez-vous ?
Comment sont vos relations ?
(Et quand je parle de relations, je ne parle pas que de relations amoureuses.)

Vos relations sont-elles heureuses, riches, épanouissantes ?
Et si elles ne le sont pas, ou pas toutes…Que leur manque-t-il ?
Que pourriez-vous faire pour que cela s’améliore ?

Vous trouverez quelques clés à ces questions, ainsi que la méthode utilisée par Richard Geere à la suite de la lettre de Georges Sand.

Mais pour l’heure, je vous souhaite une agréable lecture !

Georges SandLettre écrite par Georges Sand :

Nés sous des cieux différents,
nous n’avons ni les mêmes pensées ni le même langage ;
avons-nous du moins des cœurs semblables ?

Le tiède et brumeux climat d’où je viens
m’a laissé des impressions douces et mélancoliques :
le généreux soleil qui a bruni ton front,
quelles passions t’a-t-il données ?

Je sais aimer et souffrir, et toi, comment aimes-tu ?

L’ardeur de tes regards,
l’étreinte violente de tes bras,
l’audace de tes désirs me tentent et me font peur.
Je ne sais ni combattre ta passion ni la partager.
Dans mon pays on n’aime pas ainsi ;
je suis auprès de toi comme une pâle statue,
je te regarde avec étonnement, avec désir, avec inquiétude.

Je ne sais pas si tu m’aimes vraiment. Je ne le saurai jamais. Tu prononces à peine quelques mots dans ma langue, et je ne sais pas assez de la tienne pour te faire des questions si subtiles. Peut-être est-il impossible que je me fasse comprendre quand même je connaîtrais à fond la langue que tu parles.
 


 
Les lieux où nous avons vécu, les hommes qui nous ont enseigné, sont cause que nous avons sans doute des idées, des sentiments et des besoins inexplicables l’un pour l’autre.

Ma nature débile et ton tempérament de feu doivent enfanter des pensées bien diverses.

Tu dois ignorer ou mépriser les mille souffrances légères qui m’atteignent, tu dois rire de ce qui me fait pleurer.

Peut-être ne connais-tu pas les larmes.

 
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Seras-tu pour moi un appui ou un maître ?
Me consoleras-tu des maux que j’ai soufferts avant de te rencontrer ?
Sauras-tu pourquoi je suis triste ?
Connais-tu la compassion, la patience, l’amitié ?

On t’a élevé peut-être dans la conviction que les femmes n’ont pas d’âme.
Sais-tu qu’elles en ont une ?

N’es-tu ni chrétien, ni musulman, ni civilisé, ni barbare ; es-tu un homme ?
Qu’y a-t-il dans cette mâle poitrine, dans cet œil de lion, dans ce front superbe?
Y a-t-il en toi une pensée noble et pure, un sentiment fraternel et pieux ?
Quand tu dors, rêves-tu que tu voles vers le ciel ?
Quand les hommes te font du mal, espères-tu en Dieu ?

Serai-je ta compagne ou ton esclave ?
Me désires-tu ou m’aimes-tu ?

Quand ta passion sera satisfaite, sauras-tu me remercier ?

Quand je te rendrai heureux, sauras-tu me le dire ?

Sais-tu ce que je suis, ou t’inquiètes-tu de ne pas le savoir ? Suis-je pour toi quelque chose d’inconnu qui te fait chercher et songer, ou ne suis-je à tes yeux qu’une femme semblable à celles qui engraissent dans les harems ?

Ton œil, où je crois voir briller un éclair divin, n’exprime-t-il qu’un désir semblable à celui que ces femmes apaisent ?
Sais-tu ce que c’est que le désir de l’âme que n’assouvissent pas les temps, qu’aucune caresse humaine n’endort ni ne fatigue ?

Quand ta maîtresse s’endort dans tes bras, restes-tu éveillé à la regarder, à prier Dieu et à pleurer ?

Les plaisirs de l’amour te laissent-ils haletant et abruti, ou te jettent-ils dans une extase divine ? Ton âme survit-elle à ton corps, quand tu quittes le sein de celle que tu aimes ?

Oh ! quand je te verrai calme, saurai-je si tu penses ou si tu te reposes ?

Quand ton regard deviendra languissant, sera-ce de tendresse ou de lassitude ?

Peut-être penses-tu que tu ne me connais pas… que je ne te connais pas ! Je ne sais ni ta vie passée, ni ton caractère, ni ce que les hommes qui te connaissent pensent de toi.
Peut-être es-tu le premier, peut-être le dernier d’entre eux.
Je t’aime sans savoir si je pourrai t’estimer, je t’aime parce que tu me plais, peut-être serai-je forcée de te haïr bientôt.

Si tu étais un homme de ma patrie, je t’interrogerais et tu me comprendrais.
Mais je serais peut-être plus malheureuse encore, car tu me tromperais.

Toi, du moins, ne me tromperas pas, tu ne me feras pas de vaines promesses et de faux serments. Tu m’aimeras comme tu sais et comme tu peux aimer. Ce que j’ai cherché en vain dans les autres, je ne le trouverai peut-être pas en toi, mais je pourrai toujours croire que tu le possèdes.

Les regards et les caresses d’amour qui m’ont toujours menti, tu me les laisseras expliquer à mon gré, sans y joindre de trompeuses paroles.

Je pourrai interpréter ta rêverie et faire parler éloquemment ton silence. J’attribuerai à tes actions l’intention que je te désirerai.
Quand tu me regarderas tendrement, je croirai que ton âme s’adresse à la mienne ; quand tu regarderas le ciel, je croirai que ton intelligence remonte vers le foyer éternel dont elle émane.

Restons donc ainsi, n’apprends pas ma langue, je ne veux pas chercher dans la tienne les mots qui te diraient mes doutes et mes craintes.
Je veux ignorer ce que tu fais de ta vie et quel rôle tu joues parmi les hommes.

Je voudrais ne pas savoir ton nom, cache-moi ton âme que je puisse toujours la croire belle.

Extrait de : « Lettres d’une vie » recueil de correspondances de Georges Sand (Aurore Dupin), lettre adressée à Pietro Pagello, Folio Classique

Si dans un premier temps, une relation peut sembler « simple », ce n’est en réalité jamais le cas.
Les rencontres que nous faisons ne sont jamais le fruit du hasard.
Nous avons tous notre lot de blessures, nous sommes conscients de l’existence de certaines d’entre elles et totalement ignorants de l’existence des autres.

Comme le dit Serge Hefez dans son livre « la danse du couple » (livre dont je vous recommande la lecture), les premières disputes sont souvent très révélatrices des mécanismes inconscients que nous avons mis en place à notre insu.

Ces premières disputes sont donc une opportunité, une occasion de débusquer ces mécanismes et les peurs sous-jacentes qui y sont liées. Mais encore faut-il être capable de prendre du recul et d’avoir les outils nécessaires pour les comprendre et y faire face.

C’est pourquoi, j’ai intercalé des liens pour accéder à une vidéo de séminaire sur les relations et un autre pour assister au prochain séminaire.
Ce séminaire est réellement intéressant, on y découvre avec stupeur certains mécanismes qui nous sont étrangement familiers ( Oui, j’en suis certaine, vous rougirez certainement comme moi quand vous vous reconnaîtrez), mais surtout on y trouve des clés pour en sortir !

Voici l’astuce utilisée par Richard Gere
pour améliorer ses relations et se rapprocher du bonheur :

Richard Geere« Il existe un exercice puissant, assez simple,
que j’ai commencé à utiliser
il y a de nombreuses années.

Lorsque sur mon chemin, je rencontre soit une personne ou un animal ou même un insecte, la première pensée qui me vient est:
«Je vous souhaite du bonheur »
» Je te souhaite du bonheur . »

Cela change complètement ce qui se passe
entre vous et cette personne.

Je dis cela par expérience personnelle.

Quand vous rencontrez un ennemi,
quand vous vous trouvez face à une situation difficile inattendue …
Cet exercice est difficile, très difficile !

Et à ce stade, … Vous voyez comment cette émotion négative apparait ,
et avant qu’elle n’envahisse votre être entier,
vous avez le temps de la changer

Cela vous permet de voir les choses telles qu’elles sont,vous n’êtes plus quelqu’un dans l’ignorance, ou dans la colère !

Laissez l’amour transformer votre vie.

« JE TE SOUHAITE DU BONHEUR! »

Essayez et vous verrez combien cela va changer votre vie et vos relations.»

~ Richard Gere

 

Ne suivez pas l’exemple de Georges Sand. Ne vous réjouissez pas de ne pas parler la même langue que votre interlocuteur, préférant rester dans le doute que de prendre connaissance d’ une réalité qui pourrait être douloureuse.

Les êtres humains sont avant tout des êtres de relation. Nous avons besoin les uns des autres, c’est cette confrontation permanente qui nous fait avancer et grandir.

Prenez la peine de regarder cette vidéo,…elle pourrait changer radicalement votre relation aux autres.

N’attendez pas que le bonheur vienne à vous, travaillez-y dès aujourd’hui !

N’hésitez pas à vous inscrire aux cours de développement personnel gratuits :
http://www.loptimiste.org/cours-gratuits.html

Site de conférences de développement personnel gratuit :
http://www.loptimiste.org/conference

 

 

Sandrine vp__
Par Sandrine Van Parys
Rédactrice pour Ressources & Actualisation

LOPTIMISTE

Pour vous accompagner
dans votre cheminement personnel
Ma Campagne
16000 Angoulême
sandrine@loptimiste.org

Comments

  1. Sandrine bonjour,
    Merci pour cette page, elle tombe à point, je suis en plein dedans, je suis peut être sur le point de recommencer à vivre une aventure amoureuse, tout n’est pas simple, ce sont les balbutiements, je m’autorise à redevenir amoureux après presque 3 années d’errance émotionnelle, j’espère que cela se conclura de la plus belle des manières!! Be happy 🙂

    • Bonjour Guy,
      Lorsqu’une histoire d’amour nous a fait souffrir,il est difficile de refaire confiance.
      Je suis très heureuse pour vous que vous ayez surmonté vos peurs.
      Gardez à l’esprit qu’il n’y a pas de hasard. Si vous vous êtes rencontrés, il y a forcément une raison.
      Vous avez forcément à apprendre l’un de l’autre. Une relation quelle qu’elle soit, est toujours enrichissante, pour peu que l’on soit suffisamment ouvert pour apprendre.
      Je vous souhaite un joli chemin à tous les deux.

  2. Salut Sandrine ,
    Très belles paroles de Richard Gere. J’imagine que cela fonctionne 🙂
    Je vous souhaite du bonheur Sandrine 😉

    Julien.

  3. Merci pour tous vos conseil je vous suis régulièrement et sa me remonte vraiment le morale. je suis une personne qui a tellement souffert dans sa vie ,mes relations échec après échec et je me relève a chaque fois que je tombe les personnes que je rencontre mon toujours brisée ,mais toute au fond je croix toujour en amour et je n ai jamais perdu espoir .

  4. Bonjour Sandrine

    Merci pour ces messages, ces écrits, plein d’amour et d’attention
    C’est vrai , il faut laisser l’ amour transformer sa vie.
    Mais il est difficile de pardonner ou d’effacer des souffrances qui brouillent nos relations .
    La méfiance n’ arrange rien .
    J’avance mais ce n’est pas facile !

  5. Bonjour Sandrine,

    Je ne savais pas que Georges Sand collectionnait les amants 🙂
    A la Chartreuse de Valdemosa sur l’île de Majorque (Espagne) , il y a de nombreuses années,
    j’avais lu certaines des correspondances échangées entre elle et Frédéric Chopin…

    J’aime beaucoup Richard Gere comme acteur et sa façon de penser…
    Merci pour ce partage intéressant Chère Sandrine !

    Je vous souhaite tout le bonheur du monde (comme dans la chanson de Sinsemillia 🙂 )

  6. Oups ! Pardon à Sinsemilia j’ai écorché son nom 🙂

  7. Merci beaucoup Sandrine pour cet article. J’ai été très touchée par les paroles de Richard Gere que je n’oublierai pas…
    Je serai à la conférence de Bruno… j’ai hâte !
    A tout bientôt !

  8. MERCI POUR VOS CONSEILLES. BIEN QUE LES RELATIONS HUMAINES SONT DE NOS JOURS AUSSI COMPLEXES QUE A TOUT AGE L’ETRE HUMAIN CE VOIT MODIFIER PAR DES IDEES OU DES CRINTES DE NE POUVOIR ETRE A LA HAUTEUR DE COMMUNIQUER A SONT PROCHAIN LE SENTIMENT SIMILAIRE . JE SUIS POUR LE POSITIF DES CHOSES MES JE NE CONSIDERE PAS QUE LE POSITIF D’UN SENCE UNIQUE PEUT ReUNIR .
    ENFIN OPTIMISTE JE LE SUIS , MAIS A MOI SEUL JE NE PENSE FAIRE GRAND CHOSE ;
    merci pour vos conseilles baybay.

    • Je pense Salima que nous nous influençons les uns les autres. Si vous êtes positive, vous influencez les autres à le devenir. Au bout d’un certain temps, vous aurez donc d’autres personnes positives autour de vous.

  9. Oui bonjour Sandrine. Je vous souhaite du bonheur. Romain , ami de Bruno auprès de qui je me suis inscrit pour les cours de développement personnel. Je vous souhaite du bonheur.

  10. A l’état ou j’en suis Dieu seul sait combien j’avais besoin de lire quelque chose de si réconfortant merci Sandrine je te souhaite du bonheur

  11. Merci infiniment pour cet article plein de profondeur…il me redonne espoir et me faire croire à nouveau en la puissance de l’amour. J’espère que ça va m’aider à dépasser la peur de ne pas être aimée par celui que j’aime en ce moment et que je lui enverrai toute l’énergie positive possible.
    Merci Sandrine. Je vous souhaite plein de bonheur..

  12. merci Sandrine. C’est profond. Les relations humaines sont difficile à maintenir, si on a pas une sagesse soutenue par plein d’expérience des autres et d’effort personnel. Portez-vous bien. Martial

  13. YOUSSOUPH DIEME says:

    Bonjour Sandrine
    Merci beaucoup pour les conseils.Je vous souhaite le bonheur

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