Diminuer ses attentes

Comment diminuer ses attentes ?

10418181_736968489679543_2483400441659330084_n Que ce soit en développement personnel ou dans les enseignements bouddhistes on nous dit et répète que nous devons diminuer nos attentes.
En effet, le fait d’attendre quelque chose est  source de frustrations, de souffrances et de déceptions.

Mais comment s’y prendre ? Que peut-on faire pour diminuer nos attentes ?

« À force d’attendre l’herbe qui pousse, le boeuf meurt de faim. »
– Proverbe anglais

Pour diminuer nos attentes,
nous devons d’abord comprendre leur mécanisme.

Regardons ce qui se cache derrière nos attentes.

Quels sont les bénéfices que nous retirons de cette situation ? Car, si nous avons opté (inconsciemment) pour ces mécanismes, c’est qu’ils nous apportent, aussi étonnant que cela puisse paraître, des bénéfices. Sans quoi il ne ferait déjà plus partie de notre « zone de confort ».

Ce n’est qu’en comprenant ces mécanismes et les bénéfices que vous en retirez, que vous pourrez trouver des clés pour déverrouiller la situation de laquelle vous êtes actuellement prisonnier.

Il y a différents types d’attentes.

Je vous propose d’en étudier 5 qui  semblent être les plus courantes. Peut-être vous trouvez vous dans une autre attente que celles proposées mais le décorticage de celles-ci vous permettra de comprendre par vous-même la situation que vous avez créée.

Êtes-vous prêt à perdre en partie ou totalement ces bénéfices afin de diminuer naturellement, sans faire d’effort, l’intensité de vos attentes ?

Cette notion d’attente nous est inculquée dès notre enfance.

Vous avez certainement entendu tout comme moi cette phrase :

« Tout vient à point à qui sait attendre. »

Clément Marot, poète et dramaturge (1496-1544 )

Cette phrase sous-entend que l’attente fait partie de l’existence de l’être humain.

Mais sommes-nous là pour attendre ? Ne vaut-il pas mieux faire face et prendre notre vie en main ?

1er type d’attente : Un grand classique !

J’attends que l’autre agisse d’une certaine manière vis-à-vis de moi.

– J’attends qu’il m’offre des fleurs
– J’attends qu’il me propose son aide
– J’attends qu’il me caresse de cette manière…

 

 

Le problème de cette attente, c’est que nous sommes souvent déçus.
Nous souhaitons que l’autre agisse d’une certaine façon sans lui en faire la demande explicite, sans lui donner le moindre point de repère.
L’autre ne sait donc absolument pas ce que vous attendez de lui !

Vous pensez peut-être que cela va de soi ?
Vous pensez que parce que l’autre vous aime il sait ce dont vous avez envie ou ce dont vous avez besoin ?

Vous vous dites que s’il vous aime, si c’est un vrai ami il doit savoir ce qui vous ferait plaisir sans que vous ayez à lui dire.

Alors, quand pour la Xème fois il vous offre un cadeau utile pour votre anniversaire, vous êtes déçue !
Vous qui rêviez de cette ravissante petite jupe fleurie.

Vous déballez votre nouvelle yaourtière en ayant presque les larmes aux yeux. Alors que lui pense vraiment vous faire plaisir avec ce cadeau !

Avouez que la situation est ridicule !

C’est un vrai piège !


Vous avez la croyance que si c’est un ami, un amoureux, un conjoint, un parent, un enfant… il va comprendre de lui-même qu’il doit faire ceci ou cela pour combler vos envies ou besoins.

Avec une telle croyance, vous ne pouvez qu’être déçu !

Mais quel est le bénéfice que nous pouvons retirer d’un tel mécanisme ?

Vous pensez qu’il n’y en a aucun ! ?

Quel pourrait être le bénéfice d’attendre sans rien dire que l’autre comble vos besoins ?
Qu’il fasse quelque chose vis-à-vis de vous ?

En ne demandant rien, en n’exprimant pas vos attentes, vous ne prenez pas le risque d’essuyer un refus !

Imaginez que vous exprimiez votre attente en ces termes :

Est-ce que tu voudrais bien m’aider à déménager la semaine prochaine ?

Et que votre interlocuteur vous réponde : Non, tu ne m’as pas aidé quand j’ai déménagé l’an passé, je ne viendrais pas t’aider.

Vous venez d’essuyer un refus, vous venez de perdre la face !

Dans ce cas de figure, si vous voulez diminuer vos attentes, vous devez accepter de courir le risque d’essuyer un refus !

Vous devez oser faire des demandes en sachant que l’on peut vous répondre non.

Ceci dit la probabilité d’obtenir quelque chose en ne demandant rien, est très faible.
Alors que la probabilité que l’on réponde positivement à votre demande est élevée (si votre demande est réaliste, ça va de soi)

Vous retrouverez le même type de fonctionnent dans les 4 autres attentes.
Il y a toujours un bénéfice dissimulé !

Lorsque vous aurez identifié ce mécanisme et accepté de prendre le risque de le perdre… vous diminuerez vos attentes et serez moins frustré dans votre vie quotidienne.

 
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2ème type d’attente :

J’attends que l’autre change. J’attends que l’autre se remette en question.

Or plus j’attends que l’autre change, plus il se sent sous pression. 

Bien entendu, la demande n’est pas explicite ! Nous sommes dans le non-dit !
Mais vous attendez, vous êtes agacé par le comportement de l’autre… et l’autre ressent votre agacement, votre insatisfaction !

Cette pression psychologique, implicite, va provoquer une attitude de résistance chez l’autre !

Plus vous attendez que l’autre change, moins il est ouvert au changement !

Plus vous attendez que l’autre se remette en question, moins il va se remettre en question !

En restant dans cette attente, vous ne pouvez qu’aggraver la situation.

Quel bénéfice retire-t-on de ce type d’attente ? :

Tant que vous attendez que l’autre change ou qu’il se remette en question, vous n’avez pas à VOUS remettre en question et à changer !!!

3ème type d’attente :

J’attends que l’autre m’entende au niveau de mes émotions, de mes ressentis.

Vous exprimez vos émotions au « je » comme vous l’avez appris dans les méthodes de communication non violente. C’est-à-dire que vous ne remettez pas l’autre en cause mais que vous exprimez votre ressenti. Vous parlez donc uniquement à la première personne « je ».

Vous parlez à votre père, votre mère, votre conjoint… et vous lui exprimez votre émotion désagréable. Vous lui dites à quel point vous êtes triste, déçu ou en colère, à quel point vous vous sentez non respecté…

Et vous avez l’attente d’être entendu, compris, validé  !

Vous attendez que l’autre vous réponde : Oui, j’entends que tu as été blessé, mal compris. J’entends que tu as été déçu par mon comportement, j’entends que tu t’es senti abusé, peu reconnu, pas suffisamment soutenu…

 

 

Diminuer ses attentesMais la plupart du temps ce n’est pas la réponse que vous recevez et vous vous sentez alors impuissant et encore plus mal. Vous avez fait l’effort de dire à l’autre ce qui était important pour vous, de lui exprimer, et l’autre, dans le meilleur des cas, n’entend rien. Il considère que ce n’est pas son problème.

Ou pire, si vous êtes face à un pervers narcissique, il va retourner l’expression de vos émotions contre vous, ce qui va encore plus vous enfoncer.

Mais quel peut bien être le bénéfice d’attendre d’être entendu, d’être validé dans vos émotions ?

Le bénéfice est le suivant : cela vous maintient dans la dépendance du regard de l’autre !
La raison première pour laquelle il est bon que vous exprimiez vos émotions au « je », est d’éviter l’effet cocotte minute ! C’est-à-dire que cela empêche d’avoir un trop-plein d’émotions.

Exprimer vos émotions vous permet de vous recentrer, d’être en cohérence avec vous-même.
Ce n’est pas pour être entendu !

Le bénéfice que vous retirez de cette attente est d’être encore attaché à l’autre, d’être dépendant de l’autre.

Or être attaché, être dépendant d’un autre donne un sentiment de sécurité !
C’est très confortable de dépendre de l’autre.

Si vous vous reconnaissez dans cette attente, la question à vous poser est :

Êtes-vous prêt à vous assumer au niveau de votre réalité et à ne plus attendre d’être reconnu par l’autre ?

Êtes-vous prêt à perdre le bénéfice d’être dans un lien de dépendance ?

4ème type d’attente :

J’attends d’être aimé, d’être reconnu par une personne spécifique.

Nous avons tous envie d’être aimés, d’être reconnus.
Il ne s’agit pas de cela ici.
Dans ce cas, il s’agit d’attendre d’être aimé et reconnu par une personne en particulier !

Par exemple, vous attendez que votre père vous reconnaisse.
Vous faites une brillante carrière internationale, vous avez écrit plusieurs best-sellers, vous êtes reconnus par les autres professionnels, vous avez les éloges de la presse… Mais vous restez malheureux parce que votre père ne vous a jamais dit qu’il était fier de vous. Au contraire, il ne s’intéresse même pas à ce que vous faites.

Il peut s’agir de votre père, comme dans l’exemple ci-dessus, ou de votre mère, votre frère, votre professeur, votre directeur, votre compagnon… Et cette personne-là justement, ne vous donne pas de reconnaissance.

Or plus vous attendez de reconnaissance d’une personne, plus par votre attente, votre comportement vous lui transmettrez cette attente, moins cette personne aura de reconnaissance pour vous. Et plus vous serez malheureux.

Mais quel peut bien être le bénéfice d’attendre la reconnaissance d’une personne en particulier.

Entretenir le lien de dépendance, cela vous permet de ne pas couper le cordon ombilical.

Ça vous permet de rester dans une situation où vous n’assumez pas pleinement votre propre vie, votre propre existence.

Êtes-vous prêt à prendre le risque de sauter dans le vide ?

5ème type d’attente :

J’attends que l’autre me dise ce que j’ai à faire, ce que je dois faire, comment je le fais.
J’attends que l’autre dirige ma vie. J’attends que l’autre me conseille sur ce que j’ai à faire dans ma vie.

Nous sommes très nombreux à mettre l’autre sur un piédestal, à attendre qu’il nous donne des conseils sur ce que nous avons à faire.

Certains lecteurs font cela avec moi. Or mon rôle est de vous renvoyer à votre propre responsabilité. Je ne suis pas là pour vous dire ce que vous avez à faire de votre vie.
Mon rôle est de vous ouvrir les yeux sur certains aspects de la vie, de votre vie, et vous conseiller certains outils que j’ai essayés p
our que vous puissiez vivre votre vie de façon plus consciente, plus autonome et plus responsable.

La conséquence négative de ce genre d’attente est que ça vous met dans une situation d’incompétence, d’impuissance, d’irresponsabilité.

Mais quel peut bien être le bénéfice d’attendre des personnes qui vous entourent qu’elles vous disent ce que vous devez faire de votre vie ?

Le bénéfice est que si ça tourne mal, vous aurez quelqu’un d’autre que vous à blâmer. Vous ne serez pas responsable des catastrophes, des échecs de votre propre vie. C’est l’autre qui vous aura dit quoi faire qui se trouvera responsable.

Êtes-vous prêt à accepter les conséquences de vos choix, de vos actes, de vos erreurs ?

Alors… combien de temps allez-vous encore attendre ?

Chaque fois que vous vous sentirez dans l’attente de quelque chose, pensez à regarder l’envers du décor .

Et posez-vous une et une seule question  : quel est le bénéfice que je retire du fait d’attendre encore et encore ?

Cet article est tiré d’une conférence d’un auteur canadien que j’apprécie beaucoup, M. Jean-Jacques Crèvecoeur. J’espère qu’il vous a plu et qu’il vous sera utile.

Je profite de cet article pour vous dire MERCI.
MERCI pour les commentaires que vous laissez sur le site, pour vos mails d’encouragement…
Sans vous le site n’existerait pas, alors MERCI, MERCI, MERCI du fond du coeur !

Je vous souhaite bonne route à tous.

N’attendez pas que le bonheur vienne à vous, travaillez-y dès aujourd’hui !

N’hésitez pas à vous inscrire aux cours gratuits :
http://www.loptimiste.org/cours-gratuits.html

Site de conférences de développement personnel gratuit :
http://www.loptimiste.org/conference

 

Sandrine vp__
Par Sandrine Van Parys
Rédactrice pour Ressources & Actualisation

LOPTIMISTE

Pour vous accompagner
dans votre cheminement personnel
Ma Campagne
16000 Angoulême
sandrine@loptimiste.org

Comments

  1. quel est le bénéfice que je retire du fait d’attendre encore et encore ?c’est la question centrale

  2. Merci pour ce commentaire , cela m ouvre les yeux c car j espere toujours et j attends que cela vienne….merci et continuer ainsi……

  3. Merci pour cette article fort intéressant .comment se débarrasser de ses pensées negative ou des attentes, vaste sujet.article très bien écrit, je vais méditer dessus.

    Namaste

  4. merci pour votre lettre,bien que ce ne soit pas tjrs facile au moins on a plus de choix de comportement surtout quand il s’agit de narcissiques,merci encore

  5. Sandrine,
    Bravo et UN GRAND MERCI pour ce site.
    Il m’aide ainsi que ceux à qui je le communique régulièrement à nous « recentrer « sur l’essentiel (nous mêmes et non « accuser éLES AUTRES ,sourire) et à RELATIVISER les évènements en prenant ce qui peut être positif malgré les apparences.( ao appats rances …)

    Encore merci et toujours heureux de vous lire .
    Pensées de lumière et de sérénité.
    Pierre

  6. Très bel article accessible au plus grand nombre et suffisant pour une prise de conscience. J’ai envie ici, d’ajouter quelques mots sur les bénéfices non pas secondaires, mais primaires du changement vers pour de responsabilité de nos actes, paroles et comportements, vers une conscience de nos besoins et une attention personnelle à y répondre, l’estime de soi même suffisante pour ne plus attendre des miettes de reconnaissance et rester dans cette posture de « quémandeur frustré ».
    Je parle de CE changement, car pour moi, c’est une histoire de poupées russes: si je soigne mon estime de moi-même je me donne de la reconnaissance, attends moins de l’autre…si je prends soin de moi, mes besoins , désirs apparaîtront plus facilement, plus clairement et je pourrai alors les nommer clairement et m’en sentir responsable.
    Quelques bénéfices primaires de ce changement: le plaisir d’être au monde, la capacité à trouver en moi une joie un bien être.
    La liberté, la fantaisie, la créativité…ne plus être dépendant du regard de l’autre permet d’enfiler le matin ces collants marrants jaunes et violets avec une jambe à pois et l’autre à rayures et s’y sentir bien, affirmée dans sa différence et son identité.
    La santé : car nourrir de l’amertume (déception) et de la colère, ça fait mal au foie, à l’estomac, à la peau, au poumon. Ces organes étant considérés comme une « frontière contact » entre l’intérieur de la personne et l’environnement (nourriture, air).
    La joie de changer, de bouger, de grandir…
    Je grandis chaque jour en faisant des choix. Faire des choix c’est dire oui et dire non. Quand je dis oui à quelque chose , je renonce à autre chose, quand je dis non, je perds quelque chose, j’aliène, je lâche…et donc je grandis(couper le cordon).
    Les bénéfices primaires à ce changement de paradigme sont immenses et sans fin. C’est sortir de la cage et découvrir mon monde et LE monde.
    Un regard respectueux et bienveillant peut nous y aider: acceptons d’être accompagnés…ne perdons pas plus de temps!.
    Je choisis de vous indiquer mon site de cuisine, car c’est un lieu d’expression pour moi ,d’épanouissement et de plaisir.

  7. merci beaucoup Sandrine des conseils que vous partagez afin
    de devenir les acteurs de notre vie

  8. MERCIIIII Sandrine du fond du coeur .

    votre site est une decouverte merveilleuse de partage qui nous aide à grandir .

    Vous Sandrine et Bruno m’accompagnaient chaque jour.

    MERCI
    avec mon coeur

  9. Oui ça aide de voir les choses de cette façon.

    Meme si sauter dans le vide me fait peur je dois l admettre j ai entaé ce processus et j ‘irais jusqu au bout;j en ressortirais plus forte.

    Merci pour votre aide précieuse car seule on arrive à rien.

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